
Le photographe au travail....
Pardon, son assistant.
 Assis
au milieu d'un groupe de bonzes
du Vat Sen à Luang Prabang, Laos.
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Naissance
en Mai 1959, à Sétif
(Algérie), nationalité Française.
D'un parcours riche en découvertes, vous remarquerez
sans doute l'attention
portée aux détails et attitudes qui permettent d'espérer
découvrir, dans nos ressources culturelles et intellectuelles, la force
de s'affranchir de la violence récurrente caractérisant notre monde.
Les tranches de vie, dévoilées ici dans leur quotidien anodin,
ne possèdent assurément pas le piment et l'impact d'images issues
d'une actualité largement portée sur les désastres labourant
notre terre. Elles visent plus à dévoiler l'essence d'une activité humaine
qui se révèle être des plus intéressante et instructive
lorsqu'on veut bien se donner le temps de l'observer.
Les polémiques lancées autour de la photographie
sont inutiles,
alors qu'il est établi une bonne fois pour toute que la capture des images
dans un cadre au gré des lubies de son manipulateur est automatiquement
réductrice et partiale. En contre partie la photographie s'avère
unique
en tant que vecteur de la curiosité. Elle éveille l'intérêt
de ses acteurs, producteurs ou consommateurs, en forçant à aiguiser
le
sens visuel et la concentration, en titillant la sensibilité, ouvrant
en conséquence la voie de l'épanouissement.
Le paradoxe de l'appareil photographique qui sert à regarder
le vaste
monde en le concentrant sur des films guère plus grands que des timbres
poste, et l'ambiguïté d'une attitude qui consiste à cacher
son visage derrière le boîtier pour aborder les inconnus, s'associent étrangement
pour mystifier cette avidité de tout voir et tout connaître. Les
images captées à la lumière de ces incohérences m'encouragent,
sous couvert des inepties de mon raisonnement, à répondre "oui ça
vaut la peine" à la question suggérée dans un livre
du sociologue Français Alain Touraine, " pourrons nous vivre ensemble?";
ceci quand bien même des clichés d'une autre nature, amalgame pervers
d'"information" et de fiction, inondent le quotidien et nous incitent à envisager
le contraire.
L'objectif (de l'appareil photo) très subjectif
procure satisfaction lorsqu'il renvoie, via le film ou le tirage, un peu de la
composition visée; l'importance
du résultat apparaît toutefois négligeable face au plaisir émanant
d'une démarche qui consiste à prendre le temps de regarder autour
de soi pour s'en abreuver, y trouver place, y progresser. Si les quelques photographies
exposées sur ce site provoquent, chers visiteurs, cette même envie
de regarder, j'aurai partager un peu de mon enthousiasme et n'aurai pas complètement
perdu mon temps à vous faire perdre le vôtre. |